Il a découvert le cinéma de son pays très tard, mais a été récompensé très tôt à l’étranger. Malolo Matouala, scénariste et producteur a remporté deux prix au Festival International de Cinéma Indépendant de Bafoussam (# FICIB) au Cameroun.

Son court-métrage, qui est une comédie-romantique titré “In Extremis” a été réalisé par Michaël Gandoh. Malolo MATOUALA en est scénariste et producteur.

Un amateur en écriture mais il s’est battu personnellement pour avoir ce résultat.

Je me suis intéressé au Cinéma congolais à partir de l’année 2018. J’ai commencé à m’y intéresser en allant aux sorties en premières de films, à des festivals et même à des réunions réservées aux artistes. Puis un jour, j’ai eu un déclic. Sans aucune formation en écriture de scénarios, je me suis lancé dans l’écriture avec pour but de produire des films. Je n’avais pas assez de moyens pour sortir une série (mon premier projet), j’ai dû me contenter d’un court métrage parce que je me suis dit que ce serait moins couteux et plus rapide à faire “, a confessé le scénariste.

Sorti le 7 mars 2020, In Extremis est à ce jour à sa 15ème sélection officielle à des festivals et a remporté trois trophées, dont deux au Cameroun : meilleur interprétation masculine et prix du public.

Malolo Matouala et le cinéma, quelle suite ?

Né à Pointe-Noire en République du Congo, Malolo MATOUALA est marié à une Ivoirienne. Il est père des trois enfants. La quarantaine révolue, Malolo a est titulaire d’un Baccalauréat en littéraire et a bénéficié d’une année de formation en marketing. Il a arrêté l’école de manière précoce parce qu’il voulait très vite entrer dans le monde du travail. Il cumule aujourd’hui une vingtaine d’années d’expérience professionnelle dans divers domaines.

Une belle aventure dans le cinéma en moins de cinq ans de carrière. EN dehors de l’écriture et de la production, Malolo a servi de modérateur à la première d’un film ou d’orateur à l’occasion de festivals afin d’inciter le public à consommer congolais. Il a également agit, dans une moindre mesure, comme mécène en apportant un soutien logistique et financier à l’organisation d’activités culturelles et artistiques à Pointe-Noire.

Bien que satisfait du parcours de son premier film, il dit de ne pas être pressé de sortir son prochain film car produire un film au Congo n’est pas une mince à faire.

…Comme je ne savais pas si ma plume pouvait plaire, j’ai dû fait une sorte de test. De plus, en tournant, je me suis rendu compte que ce n’est pas facile de produire un film sur fonds propres. Je ne suis donc pas pressé de sortir un autre projet sauf si j’ai des partenaires prêts à mettre des moyens logistiques et financiers, a-t-il confirmé.

Kadie J.

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